Cadre légal : un métier non réglementé par l'État
En Suisse, la manucure et la prothésie ongulaire ne sont pas des professions de la santé : elles n'exigent ni droit de pratique cantonal, ni diplôme obligatoire, et le titre de « prothésiste ongulaire » n'est pas protégé. La formation de référence du secteur est le CFC d'esthéticien/ne, complétée par des formations spécialisées.
Les produits utilisés (vernis, gels, résines) sont soumis à la législation sur les cosmétiques (ordonnance fédérale sur les cosmétiques, dans le cadre de la loi sur les denrées alimentaires et les objets usuels), dont le contrôle relève du chimiste cantonal.
À retenir : ouvrir un salon d'onglerie relève surtout des règles commerciales et d'hygiène, pas d'une autorisation de santé.
Normes d'hygiène
L'onglerie est soumise à des règles d'hygiène strictes pour prévenir les infections (mycoses, panaris) : nettoyage et désinfection — voire stérilisation — des instruments réutilisables, usage unique des limes et blocs polissoirs, désinfection du poste entre chaque client, et précautions pour les poussières de ponçage et les produits chimiques (aération, protection). Les soins comportant un risque d'effraction cutanée demandent une asepsie renforcée.
Représentation de la branche
Il n'existe pas de syndicat dédié à l'onglerie : la profession est représentée à travers les associations de l'esthétique, notamment l'ASE (Association Suisse des Esthéticien-ne-s CFC) et l'ASEPIB (association d'instituts de beauté, plus de 700 membres depuis 1967).
Informations générales à titre indicatif (état 2026) — elles ne constituent pas un conseil juridique. Vérifiez toujours les exigences en vigueur auprès des autorités compétentes et des associations professionnelles.
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